I Page blanche I

21 août 2014

Mieux vaut tard que jamais...

Accepter de lâcher prise n'est jamais chose facile...

J'ai été une vraie boule de nerfs tout l'été. Un été pourri. Un été de merde, passé à stresser, à être frustrée de ne pas partir, à vouloir préparer ma rentrée pour être une super prof tout de suite...

Et puis j'ai explosé, ou plutôt implosé. La douleur qui me serrait le ventre, m'étreignait la gorge a atteint un paroxysme la semaine dernière; et ne pouvant plus lutter, j'ai tout laissé aller. A un moment, le corps et l'esprit lâchent car ç'en est trop. J'ai donc commencé par me libérer (un peu) non pas du connu mais de l'inconnu....parce que par définition, il n'est que pure abstraction, on n'a pas de prise sur lui.

Alors ouais, je n'aurai rien préparé. J'ai décidé de me faire confiance, je verrai bien où j'irai quand j'aurai vu mes élèves. C'est un renoncement pas facile à accepter, parce que forcément un soir j'aurai envie de me le reprocher. Mais je vais tenir bon !

Avant cela je vais profiter de mes vacances gâchées jusque-là, il me reste un peu de temps !...

Du coup, je profite de chaque instant avec mes petits chéris.

DSC_0390

DSC_0331

DSC_0272

DSC_0315

DSC_0330

LOVE

Posté par Belliflora à 11:00 - Commentaires [6] - Permalien [#]


16 août 2014

Se libérer du connu...vaste programme.
Il suffit de quelques phrases pour apercevoir le chantier qui nous attend.
Et pourtant, point de hâte. Cela peut prendre du temps, le temps qu'il faut...

En attendant, je couds...

DSC_0301

DSC_0309

Posté par Belliflora à 15:26 - Commentaires [3] - Permalien [#]

12 août 2014

DSC_0254

DSC_0263

DSC_0265

DSC_0259

Les heures s'égrènent...je ne sais dire à quoi je passe mes journées, avec mes deux petits. La vaisselle est sortie, utilisée, lavée, rangée et c'est déjà le repas suivant. Je nettoie, range, sans que cela ne se voie plus d'1h...On sort au parc, dans le jardin, on joue, j'étends une lessive, je me pose 5mn avec mon tricot...(et mon appareil photo, parfois)
Un projet couture est entamé avec un beau coup de tartan de la Droguerie mais je me suis trompée dans la parmenture, il faut recommencer :-( et pas le courage. Heureusement mon gilet à encolure arrondie commencé pour Gustave (en 18 mois !) avance bien. Celui-là je l'ai dans les doigts.

Faire travailler les mains pour ne pas trop se laisser envahir par l'appréhension; avoir l'impression que les choses peuvent AVANCER. C'est plaisant, relaxant.J'ai aussi commencé à repeindre la commode des enfants, avec un pot de peinture "Pale Powder" de Farrow and Ball stocké depuis 2 ans dans une armoire ! C'était maintenant ou jamais ! Et alors que je faisais une dernière session de ponçage j'ai vu certaines choses sous un autre ange...
J'ai plusieurs choses qui me pèsent sur le coeur en ce moment, notamment une histoire d'amitié qui part en noeud de boudin sans que je ne sache (ou ne puisse ?) faire quoi que ce soit. J'essaye de me dire qu'objectivement je n'ai rien fait de mal, qu'il faut laisser tomber, mais je ne supporte pas ce sentiment d'échec, moi si entière dans mes relations...

Peut-être dois-je accepter qu'on ne peut pas être aimée de tous, d'être désaimée un jour, que les autres peuvent aussi être cons (!) et que ça ne change rien à ma valeur propre. (j'inspire profondément et j'applique la méthode Coué)

(vivement la rentrée, je sens que si je continue je vais finir par citer Lao-Tseu...;-) et vous saouler grave avec mes articles "développement personnel" !)

sur ce je vais...débarrasser la table, tiens !

Posté par Belliflora à 14:28 - Commentaires [9] - Permalien [#]

07 août 2014

Autoportrait

Ce matin dans le jardin.

Sortir dehors, sentir l'air rempli d'humidité, voir les gouttes de la dernière pluie sur les feuilles, entendre la vie minuscule de leurs hôtes. Essuyer la chaise, la tirer sur l'herbe, s'assoir. Regarder au loin.

DSC_0706b

Posté par Belliflora à 12:06 - Commentaires [9] - Permalien [#]

04 août 2014

Pour me souvenir #2

Je me suis rendue compte que je ne mettrais plus les pieds dans la maison de mon enfance. Je me suis rendue compte que c'était tout mon quartier que je n'allais plus revoir et j'ai senti comme un grand trou noir qui aspirait tout. J'ai ramené avec moi quelques bricoles, quelques photos, mais pas plus.
Mes parents ont eu l'originalité d'emménager deux fois dans la même rue. Une première fois au numéro 35, puis au 19. C'est la deuxième qu'ils quittent, au bout de plus de 20 ans, pour aller à la campagne.

J'ai fait mon petit tour, je n'ai rien ressenti de spécial jusqu'au dernier moment, quand j'ai passé le portail. Et mon coeur s'est serré.
Je me rappelle qu'en été nous allions acheter des Mister Freeze au tabac du coin avec ma grande soeur; que c'était une maisonnette alsacienne avec des coeurs dans les volets, qu'à l'intérieur il faisait toujours frais. Je me rappelle qu'il y avait plein de champs qui me paraissaient immenses, qu'il y poussait des coquelicots, et qu'il y avait de grandes flaques d'eau sur leurs abords après la pluie. Je me rappelle mon copain de la dernière maison de la rue avec qui je jouais (Jean-Pilippe ?), les tours à vélo avec ma bicyclette (la même que Martine, quelle fierté...), les dalmatiens qui aboyaient fort, les vieux d'à côté qui donnaient des madeleines à notre chien, les autres vieux qui habitaient dans une maison couverte de lierre et qui me faisaient un peu peur, ceux qui avaient une petite-fille qui s'appelait Sidonie et deux tortues qu'on retrouvait parfois chez nous, ceux qui avaient la maison avec le grand magnolia devant (il y avait beaucoup de petits vieux)
Je me rappelle une fois qu'un grand garçon m'avait demandé si je pouvais lui donner une rose de notre jardin pour sa copine. Je me rappelle qu'une fois j'étais partie avec un baluchon que j'avais fait moi-même avec une branche et un torchon de cuisine, après m'être fait gronder par mes parents; j'étais partie pleine de rage mais une fois au coin de la rue j'ai eu peur du vaste monde et que j'ai rebroussé chemin.
Je me rappelle que ma petite soeur semblait avoir une chambre plus grande que la mienne (alors qu'elles avaient strictement la même superficie).
Le portail fut vert puis noir. Le crépis blanc puis bleu. Il y eut un magnolia devant, aussi, puis un rosier grimpant. Des rosiers buissons et des hortensias.
Je me rappelle ma maison à toutes les saisons. A chaque âge de ma vie.
Quand j'ai emmené Clo faire un tour, Gustave dans la poussette, j'ai regardé comme mon quartier avait changé depuis 25 ans. Presques tous les vieux sont morts, beaucoup de familles turques s'installent, ôtent les rosiers et remplacent les clôtures par des murs, le terrain vague est devenu un supermarché, la maison-bureau de tabac est devenue une station essence, les vieilles fermes alsaciennes sont rasées pour construire des immeubles. Il en reste une, que j'ai prise en photo (impossible à charger sur Canalblog, je fulmine).

Ce n'est pas grave. Rien n'est perdu, vraiment.
Nous créerons d'autres souvenirs ailleurs.

Posté par Belliflora à 15:47 - Commentaires [5] - Permalien [#]



24 juillet 2014

DSC_0548

DSC_0214

Nous sommes de retour...
Avec un réseau capricieux j'ai lâché mon téléphone, et de fait Instagram, ce qui n'est pas un mal n'est-ce pas Lolabelle, ça évite de jalouser inutilement... ;-)
Mieux vaut savoir apprécier à leur juste valeur les petits bonheurs que la vie sait aussi offrir à ceux qui ne voyagent pas...
A la campagne j'ai pris le bon air, marché sur la route à travers les champs, suivi Clotilde faisant des progrès à vélo, je me suis reposée dans la chambre "du devant" en début d'après-midi, j'ai lu quelques fragments d'un livre que j'aime beaucoup, j'ai joué avec mes enfants sur l'herbe.

J'adore la complicité qui se crée naturellement entre mes enfants. Quand l'un rit, l'autre suit, et comment résister à les accompagner ?
Gus est assis sur son tapis au milieu de la terrasse, Clo fait des tours de trottinnette autour, j'essaye de tricoter (quand je ne fais pas d'erreurs à cause des questions permanentes de la grande...).

Je reste connectée au boulot car il le faut. Je crois que c'est comme ça, cet été je ne pourrai pas ne pas préparer ma rentrée, il y a tant de choses à faire, mieux vaut ne pas attendre septembre. Mais parfois, j'oublie la deadline, je me pose un instant avec délice pour savourer ma petite vie ici...chaque chose sympa que je fais a le pouvoir de me dire: "tu es en vie ! tu as de la chance ! profite !"

Mes parents commencent à vider leur maison à vendre. Je n'arrive pas à en parler avec eux sans projeter un tas de choses, alors je préfère rester muette ou presque, ce qui j'espère n'a rien de vexant...Comme je m'y rends la semaine prochaine, nous verrons l'ambiance...-heureusement il y a des trains retour tous les jours, au cas où...-

Je soigne mon angoisse d'abandon -de moi par les autres, des autres par moi - en prenant toutes les précautions qu'il faut avec ce sur quoi je peux agir...
J'aimerais être enroulée dans un coquillage sur une plage et me laisser emporter au large.
Non. Réagir par des actes, n'est-ce pas Marie ?

(ce que je dis est très brouillon...j'en sourirai sans doute un jour !)

Posté par Belliflora à 17:46 - Commentaires [7] - Permalien [#]

21 juillet 2014

DSC_0557

DSC_0564

DSC_0571

Une journée à la campagne, comme souvent, au milieu d'un programme flou. Un saut de puce.
On met le petit sur la couverture et la grande fait sa vie entre la balançoire, les animaux de la ferme et la lecture sur le canapé, on fait la sieste parfois, on se boit un petit café dehors...

Je suis revenue à Nancy avec Gus mais repars bientôt rejoindre ma Clo.

L'été c'est comme ça. Pas de destination lointaine cette année, on se contentera au premier sens du terme du soleil lorrain. C'est ainsi et c'est bien aussi...!

 

Posté par Belliflora à 13:41 - Commentaires [3] - Permalien [#]

17 juillet 2014

DSC_0432

DSC_0518

Comme un air de douceur de vivre, par ici...

Quand je sirote mon capuccino (Mister T m'a offert un "mousseur à lait"...et évidemment on se rajoute du sucre, pas bien !)Quand je joue avec mon Gus. Même les corvées de lessive et repassage prennent une tournure particulière, parce que c'est l'été...

J'ai commencé à tricoter un chauffe-épaules avec un motif dentelle sur le côté, modèle de chez Rowan.

J'ai du temps pour réfléchir à froid à comment apaiser un peu les moments passés avec ma grande qui est entrée dans une phase "méga-chiante" avec re-oedipe +++, remarques effrontées de pré-ado et gestes brusques faits exprès...Je l'ai laissée en pleine colère ce matin à la porte du centre aéré après deux journées passées sans heurts. Elle est comme ça, ma Clo, elle explose en décalé...Et toujours pour une bonne raison, même si ce n'est pas évident au départ.
Je vais essayer de nous trouver des bons moments à toutes les deux, malgré ses rejets, parce que je sais que ce dont elle a besoin ce sont des preuves d'amour...

Posté par Belliflora à 13:23 - Commentaires [7] - Permalien [#]

16 juillet 2014

DSC_0508

DSC_0511

On avance un peu plus dans Juillet.
Ca me fait sourire quand je lis sur certains blogs "je suis en vacances donc je n'aurai pas le temps de poster", moi c'est le contraire, j'ai enfin le temps pour tout, pour savourer le rythme un peu ralenti, et partager quelques clichés avec vous.

Ce matin, visite du 9e mois pour mon Gustave. Tout va très bien. Il s'aggripe pour se hisser debout, touche à tout, fait la toupie assis, rit aux éclats...
J'adore cette période de leur croissance, chaque jour apporte une nouvelle acquisition motrice, c'est un vrai spectacle que de les observer.
Clotilde va au centre aéré cette semaine, elle semble contente. Expérience à renouveler une semaine en août, pour que j'aie le temps de faire deux trois choses dans la maison (mardi ce fut peinture des boiseries, beige propre sur vieux beigeasse, le truc super ingrat que personne ne voit sauf toi ;-) )

Le quartier se vide peu à peu. Le bruit de la circulation se fait moins intrusif quand on ouvre les fenêtres. Le silence du jardin se fait plus enveloppant. Les hortensias sont énormes; les roses recommencent à fleurir; la vigne court partout; les tomates grossissent...

La torpeur de l'été commence à me gagner, mais j'ai toujours une boule au fond du ventre, comme une veille, avec les questionnements liés à ma rentrée. Mieux vaut prendre le taureau par les cornes: j'ai commandé les nouveaux manuels, commencé à regarder les thèmes. Cette année qui s'annonce sera faite te tâtonnements et surtout de compromis entre vie pro et vie de famille, je vais beaucoup me baser sur les manuels pour mes préparations...je ferai dans l'originalité plus tard.

Rien que d'en parler ça va déjà mieux.

Et demain:un petit tour chez Coralie
Amener la voiture au garage
Passer l'aspirateur dans toute la maison
Continuer le repassage et/ou
2e couche sur les boiseries

Posté par Belliflora à 21:24 - Commentaires [8] - Permalien [#]

13 juillet 2014

DSC_0374

DSC_0489b

DSC_0490b

La blogo est désertée, moi je reste...!

J'ai continué ma petite couture avec une blouse du livre "Total Liberty pour les petits", une de mes favorites.
J'aimerais vraiment arriver à faire une petite dizaine de pièces à ma Clo pour chaque saison mais le temps me manque souvent...pourtant il est vrai que c'est rentable de coudre quand on a un patron qu'on aime bien et qu'on décline à l'envi....nous verrons comment ça se passe.

Je remonte du jardin, c'est une vraie forêt vierge, il y a des mauvaises herbes partout (je n'aime pas trop dire "mauvaises" vu qu'on est plutôt "nature" dans notre façon de jardiner, autrement dit notre pelouse ressemble à un champ de vaches, moi j'aime bien, mais y'a des limites quand même ;-) )Gustave est reparti à la sieste.

J'ai repensé tout à l'heure à une phrase que j'avais écrite ici: "dans 6 mois quand je dormirai la nuit et que je serai sortie de ce brouillard..." (citation de mémoire). Eh bien voilà nous y sommes. Je dors la nuit, d'un sommeil réparateur, je n'ai plus mal au crâne 24h/24, je n'ai plus envie de pleurer tout le temps, je peux regarder à l'horizon et faire des projets, je peux me mettre du vernis (et avoir le temps de le faire sécher), je peux ranger une pièce à fond, etc.
C'est incroyable comme je me suis sentie dépossédée de moi-même avec cette maternité, incapable de "profiter à fond" des permiers mois, tellement fatiguée...
Maintenant petit Gus joue sans râler, nous lance des regards pleins de tendresse, demande des câlins, mange avec appétit, rit avec nous (et surtout sa soeur). Franchement, c'est le bonheur sur terre cette vie avec lui aujourd'hui.

(Bon 14 juillet. Vive la France :-) )

 

 

Posté par Belliflora à 23:29 - Commentaires [9] - Permalien [#]



Fin »