Entre deux averses
Quoique, les photos ont été prises hier et avant-hier, mais aujourd'hui il n'a cessé de pleuvoir.
Je crois qu'on est tous minés par ce temps, j'allais bien mieux depuis quelques semaines mais là...
Bref, je préfère imaginer la promesse d'un bel été dans les boutons de roses et la jungle verte du jardin que de m'enfoncer un peu plus dans le spleen...Si on ajoute une puce qui me tape sur le système avec ses questions à répétition et son charabia incompréhensible (sans sieste of course aujourd'hui)...et moi qui n'ai aucune patience, ahah vaut mieux en rire que d'en finir !
Alors, suite et fin du petit tour:







ça c'était le sourire de samedi...!
Bon lundi pluvieux, et à bientôt pour un peu plus de pep's !
En mai, fais ce qu'il ne te plaît pas

Ce matin, ça a recommencé. Comme la veille, petit à petit au fur et à mesure que les précieuses minutes minutées du matin s'écoulaient. Il y a à nouveau le réveil de la cocotte à tirer encore chaude de sommeil de sous la couette, le câlin à abréger parce qu'aujourd'hui "maman travaille et tu vas à la crèche".
Papa n'est pas là, il travaille loin et ne rentre que demain. J'ai déjà le coeur lourd. J'ai trop peu dormi à mon goût. Hop, deux tartines à beurrer et confiturer, le thé que je bois quasi brûlant car je n'ai pas le temps de le laisser refroidir.
Pas le temps. Pas le temps.
Ensuite, toilette et habillage du petit coeur. Quelque part dans cet enchaînement, un maillon de la chaîne coince. C'est la crise, les pleurs. Je n'ai pas laissé le temps d'essorer à fond le gant de toilette; j'ai mis moi-même les chaussettes; aujourd'hui c'est pas le jour "robe"; j'ai mis le dentifrice sur la brosse pour gagner du temps.
Il ne fallait pas. Pas comme ça. Pas dans ce sens. Comment pourrais-je lui en vouloir, elle a tellement raison. Alors je ravale ma colère, je bous et bougonne mais parfois je crie, un cri qui a du mal à sortir tellement il est lourd de culpabilité et de rage.
On court, on remonte et descend deux fois les escaliers parce qu'il manque toujours un truc (portable, clés, chaussures, écharpe)
J'ai envie de pleurer. Il est 7h05 tout le monde en voiture et c'est encore la course. Je me dis qu'avec deux il faudra se lever à 5h du mat'.
Arrivée à la crèche Clotile est souvent la première et je sens déjà à quel point le rythme qu'on a est un peu fou. J'ai l'étrange sensation que toute la ville dort encore...
Ce matin à nouveau, la petite musique classique qui sort du poste cd quand j'arrive dans le jardin d'hiver de la crèche me prend à la gorge, je me sens tellement ridicule avec mes nerfs en pelote et mon horloge à la place du coeur. Toujours les larmes au bord des yeux, elle aussi.
J'aime mon boulot mais franchement, y'a des fois où je ne supporte plus d'aller travailler.
Ce soir je vais essayer de me coucher plus tôt qu'hier (minuit, après d'interminables corrections).
Bonne nuit...
The real life

A l'heure où, me semble-t-il, la blogosphère semble être sur des sables mouvants (combien de blogs ferment leurs portes, ou proposent un suivi sur instagram?) je continue mon bonhomme de chemin. Pour l'instant ça me va, peut-être parce que j'y mets moins d'affect qu'avant ?
Alors dans ma vraie vie, il y a cette photo de mon canap' que je n'ai pas résisté à prendre l'autre jour, en pensant à vos commentaires sur mon dernier billet ;-) Un peu comme ici chez l'e dans l'a !
Il y a aussi ce temps fou passé au jardin à essayer de suivre le printemps qui est arrivé d'un coup. Desherber, planter, arroser, laver les pots, trimaballer les sacs de terreau (ne pas trop forcer....)...
Nous avons planté un arbre de Judée, des pivoines, une azalée, un hydrangéa grimpant et un rosier, grimpant également. Je n'aime rien davantage que façonner notre petit havre de paix...



Heure d'été
Notre maison change peu au fil des saisons; je ne fais pas de déco éphémère par manque d'idées et d'objets, mais j'aime bien accueillir les beaux jours. Avec des fleurs aux fenêtres généralement...
Aujourd'hui j'ai eu envie de faire ce dont j'avais envie depuis longtemps: blanchir mon canapé ! Déco un peu beaucoup inspirée du Marie-Claire Maison de l'été 2011 qui n'a pas pris une ride...



Demain, je me lâche à la foire aux plantes à côté de chez nous.
Et vous, que faites-vous chez vous pour la belle saison ?
L'équilibre
Il est une heure du matin et je devrais dormir...
Les insomnies deviennent fréquentes, plus ou moins longues mais toujours aussi genantes pour la bonne dormeuse que je suis. J'ai rallumé mon portable et réglé la luminosité pour m'accorder à la nuit...
Je dors ce soir dans la chambre de ma soeur, chez mes parents. À chaque fois ces séjours me remuent, je n'arrive pas à me raisonner ou prendre de la distance tellement les blessures peuvent être profondes.
Il y a ces fois où je suis préparée, je sais que ça ne va pas être facile, et je supporte mieux sinon avec plus de philosophie le fait d'être remuée et déstabilisée.
Et il y a ces fois comme aujourd'hui où je pensais être suffisamment en paix avec un certain nombre de choses pour encaisser. Et c'est la que ça fait le plus mal.
Je dois accepter le fait que je n'y peux rien, que mes parents sont ainsi faits, chacun à leur manière. Je sais aussi de façon très intellectualisée qu'ils m'aiment. Mais je dois accepter que mon père se foute royalement de ma grossesse et du nouveau petit-enfant à naître. Que celui qui est déjà là né soit pas un élément incontournable de sa vie d'aujourd'hui. Que cela soit en contradiction avec le fait qu'il ait été un père formidable (et le soit toujours).
Je dois accepter le fait que ma mère ne sache toujours pas dire un mot gentil en face. Que ce soit certainement douloureux quelque part pour elle de se décentrer et de penser que cela puisse faire plaisir, même si cela veut peut-être dire enjoliver la réalité. Les relations filiales peuvent se tisser avec des liens en organdi et pas de ficelle, il y a des réticences qui m'échappent je n'arrive pas à comprendre.
Je dois accepter que cela n'ait rien a voir avec le fait qu'elle ait une attitude différente avec d'autres qui ne méritent pas autant s'egards, pour la simple raison qu'à mon sens la seule femme qui ait besoin de renforcements soit sa propre fille et pas celle de la voisine. La seule personne qui importe réellement pour une femme c'est sa mère. Le meilleur
Substitut ne saurait la remplacer. (expérience faite, il arrive toujours un moment où ça coince).
Je dois accepter ces blessures et ravaler mon idéal de paix intérieure dans ces circonstances. Accepter la remarque à propos de mes fesses en rageant dans ma barbe car sinon je sais que je vais m'entendre dire qu'il n'y a que la vérité qui blesse.
Accepter d'être malmenée.
Voir mes sœurs se débattre avec ces mêmes problématiques, à des degrés divers d'avancement. Nous ne prenons pas toutes le meme chemin, nous ne faisons pas non plus l'autruche en meme temps, d'où certaines dissonances entre celle qui voit et celle qui ne veut pas voir.
Sur ces considérations, l'essentiel est bientôt mis en lumière: ce qui m'apaise, ce qui répond à mes désirs, qu'est-ce ? Mon homme, ma maison, mes habitudes, mon quartier, mes amis, ma vie avec ma fille, mon jardin secret où j'arrange mes pensées tranquille. En paix.
edit: je ne sais pas pourquoi Canalblog a bloqué les commentaires. Je ne demande rien, mais quand même, c'était louche...Lady L, merci à toi...
Bon bah

oups, j'ai fait le 1 et une partie du 2, rajouté pleeeein de choses à cette catégorie (du genre faire les vitres de 5 fenêtres de la maison...sur 9, pas mal !) mais pas profité du 3. Ce sera pour une autre fois, si le film est passe encore. Mais il y avait aussi un grand soleil dehors, des bons moments à passer à humer l'air du printemps et faire le tour du jardin, et une petite fille à accompagner au parc jusqu'à la fermeture...alors...pas de regrets.
En ce moment, un gâteau au yaourt à la banane basique cuit dans le four, on attend une copine pour dans 10mn, je vais me mettre un peu de fard sur les joues, et hop ! Un goûter face aux tulipes multicolores du jardin.
Pfiou, la vie est belle des fois.
Nouvelle semaine


Ce matin j'ai pris le temps de savourer un réveil en douceur, de prendre un bouquin 1/4 d'heure avant d'aller m'habiller.
J'ai laissé ma petite dorimir un peu et peut-être goûter au même plaisir que moi dans son coin, avec sa poupée sirène et ses doudous.
J'ai pris la décision égoïste mais bien agréable de me réserver quelques jours à moi pendant chaques vacances, pour avoir la maison à moi toute seule ce qui n'arrive jamais en semaine. Aujourd'hui Clotile est donc allée jouer à la crèche.
En général, quand je rentre à la maison, il y a un premier élan, j'ouvre tous les volets, j'aère, je débarrasse la table etc.
Et puis je m'assois ici pour rêvasser un peu, faire une petite liste mentale ou écrite des choses à faire aujourd'hui...

Prioritaire / à essayer de faire / facultatif
1) Prioritaire :
Envoyer un courrier important
2) A essayer de faire:
Ranger mon bureau à fond (un vrai capharnaüm, et dire qu'une copine -l'oiseau sur son nid liberty, c'est elle - a vu ça...!!)
Repasser
Ranger l'armoire de la salle de bains et certainement beaucoup d'autres choses
Acheter des légumes
3) Facultatif:
Aller au ciné.
Et si je mettais le 3 en 1 ?
Bonne semaine !
Oncontinue
L'impression de revivre est bien là.
Du soleil, un peu de vent, les plantes à bulbes qui sortent de terre...rien de plus...
J'attendais cet instant magique avec un sentiment tout particulier, parce qu'au moment de la floraison de notre cerisier du Japon je mettais mon fils au monde il y a un peu plus d'un an. C'est mon repère à moi, l'image que j'ai gardée en mémoire comme on serre un médaillon contre son coeur. Avec les pétales tombant au gré du vent j'ai pleuré son départ et accueilli la vie qui continuait bon gré mal gré.
Rien n'a changé dans ce petit jardin, les photos sont les mêmes que l'an dernier, mais j'aime l'ancrage que donnent les saisons et c'est au pied de cet arbre rose que j'ai plongé moi aussi une partie de mes racines du coeur.



soleil*samedi
Le repos du début de semaine m'a fait du bien. En fait, ce fut deux jours, il le fallait...
Pour mieux réussir ma petite visite d'inspection jeudi. Du positif et de l'encourageant, malgré des erreurs de stratégies dans mon cours et des élèves relativement muets (parce qu'impressionnés). J'aime tant parler de mon métier que l'entretien d'une heure m'a laissée sur ma faim. Mais je suis soulagée.
J'ai donc relâché la pression en fin de semaine, suis restée assise derrière mon bureau autant que possible (donc, trop rarement car pour animer il faut s'animer !...), et le week-end avec ce soleil me donne un avant-goût de vacances bien méritées.
Sur ces entrefaites, mon petit bidon évolue toujours, et comme je me le suis promis, je me fais plaisir.
Alors, deux petites robes dégotées sur Enviedefraises et voilà une tenue qui met un peu de bonne humeur !
J'aimerais commencer à faire des choses pour le bébé mais tout me semble trop prématuré. Je ne suis pas très sereine...Parfois je rêve qu'on m'enlève une seconde fois la promesse d'une petit main à caresser et l'odeur du nouveau-né à renifler. Qu'on me plante un deuxième couteau dans le coeur. Rêves atroces et angoisses post-traumatiques...Pas si simple...
Sur ce je vais faire un brin de rangement, et sortir dehors, ça bourgeonne de partout, quel bonheur.

Les choses à l'envers

On n'est parfois forcée à faire ce que justement on souhaitait éviter...
Je ne voulais pas m'arrêter tout de suite mais tenir encore un peu car:
J'ai une inspection jeudi à 10h et une séance à anticiper à mort avec la classe en question (des 4e)
J'ai des conseils de classe
J'avais exprès échangé ma salle avec une collègue pour faire une séance sur son tableau interactif aujourd'hui
Ben tant pis.
Hier je me suis résolue à prendre une journée de repos supplémentaire et ça m'a bien soulagée. Le week-end avait mal commencé, je me sentais faible, mal. Hier, comme j'allais mieux je me suis activée toute la journée entre la préparation de mon inspection et un grand ménage dans la cour. Du coup, avec la fatigue accumulée et le stress, j'ai passé la soirée à vomir jusque tard (et à pleurer).
J'aimerais tellement que le bébé soit déjà là, tout me pèse, vivement...
Dites, si vous avez des petits mantra, des porte-bonheur, des pensées qui font du bien à me communiquer, lâchez-vous...j'en ai trop besoin !!!!
xx
