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15 janvier 2015

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Cela fait 3 jours que nous tournons au ralenti...Gustave fut malade, puis nous. Clo s'en sort, mais on est encore dans le pâté. Ca a un peu tué mon entrain, mais je suis certaine qu'il reviendra vite. Alors que Mister T dort encore, je me bouge du canapé pour venir écrire.
Je regardais les photos l'autre jour. Je suis en train de faire mes albums, ça me laisse toujours bien pensive. Ce temps qui passe...c'est une banalité universelle, mais qui n'empêche pas ce sentiment de pincer un peu le coeur. Nostalgie ou amertume.
Je me revois avec bébé Gus en janvier 2014. A partager mes journées avec un bébé exigeant, qui pleurait encore pas mal, aux réveils nocturnes délirants. Je peux encore, en fermant les yeux, me rappeler nos journées à ne "rien" faire" à part le boulot le plus difficile qui soit, entre câlins et tétées, dans la chaleur de cocon de la maison. Les yeux gonflés, l'attente de la sieste qu'il n'arrivait pas à faire. Avec le recul, je me dis que j'aurais dû commencer le traitement médicamenteux du reflux beaucoup plus tôt. Tant pis, ce qui est fait est fait.
Aujourd'hui je suis fière de mon petit Gus. C'est un amour, il dort bien, est toujours souriant, pot de colle mais j'aime ça.

Je reprends des forces, le moral remonte.
Mais physiquement, j'ai l'impression qu'un char m'est passé dessus.
Sur ces séries de photos la fatigue n'a pas encore modelé mon visage de son empreinte presque imperceptible. Je me sens vieille, à présent. Je ne me reconnais pas, ou disons, je n'ai pas encore accepté mon nouveau moi, je n'arrive pas à lui cèder la place. Quelques rides se sont affirmées, sur le front.
Mes cheveux sont différents, ils repoussent en pagaille et ne se mettent pas comme il faut. Et cette petite touffe de cheveux blancs...
J'ai constemment une sale peau. Il faut dire que j'ai tellement mal mangé, ces derniers temps. Quant à mon corps, il m'échappe. Mon pantalon slim dans lequel je rentrais il y a un an, toute fière, ne ferme plus. J'ai dû prendre 5kgs. Que s'est-il passé ?

Hier soir, alors que mes intestins bougeaient à vue d'oeil et que j'avais ce goût si désagréable du pasbien dans la bouche, je me dit que c'était comme quand je suis enceinte. Heureusement, je sais que ça ne va pas durer 3 mois, mais 3 jours. Ouf. Parce que là, je ne pourrais pas. J'ai vraiment besoin de me retrouver, maintenant. Mon corps a assez donné, je vais prendre soin de lui.

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13 janvier 2015

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Je vais bien. Oui, je vais vraiment mieux.
C'est un peu en contrepoint de la plupart des gens, surtout depuis une semaine, et qui plus est, on est dans la partie la plus dure de l'année, celle où les corps sont fatigués, et les esprits au ralenti. C'est dire.
J'ose à peine y croire, j'ai ma vigilances interne...je sais que l'élève qui me cherche des noises va peut-être recommencer à m'attaquer. Je sais que l'état de ma grand-mère n'évolue pas et que les souvenirs continuent de refaire surface, de-ci de-là. Je sais que les petites phrases que j'ai entendues et qui m'ont abattue pourront trouver une nouvelle forme, à un autre moment. Surtout un moment auquel on ne s'était pas vraiment préparée. Mais je suis plus forte, maintenant.

Je faisais allusion à la légèreté il y a quelques semaines. Elle commence doucement à s'installer...
Oui, j'ai parfois la poitrine qui se gonfle et les yeux qui regardent l'horizon parce que je sens que le poids sur mes épaules s'amenuise, que le chemin devant moi est éclairé et n'est plus fait d'ornières et de pierres sur lesquelles je bute sans arrêt. J'ai été dans le noir pendant des mois. Et je me dis que la vie aujourd'hui est délicieuse, si, si. J'ai repris un peu l'appareil photo, pour prendre mes enfants en train de jouer ensemble (photo). Cela m'a mise en joie.
On ne s'invente pas heureux. C'est un concours de circonstances mêlé à un cheminement intérieur qui aboutit...

Justement parce que la vie est trop précieuse, je fais un rejet total du noir...Je ne peux plus. Le noir, c'est la couleur des affiches qu'on a vu cette semaine. C'est la couleur de la fille qui cache ses rondeurs parce que soi-disant ça amincit. Aujourd'hui je porte un pull bleu klein trouvé aux soldes et ça me va bien au teint.
J'essaye de faire rentrer la lumière, autant que possible. Celle, attendue, rêvée, du bout du tunnel. Celle qui réchauffe la peau et donne des frissons.

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09 janvier 2015

Je ne vous ai pas souhaité une bonne année: c'est fait à présent :-)
Je n'ai pas eu envie de venir poster ici depuis 3j et vous savez pourquoi. Nous avons tous relativisé tant de choses suite aux événements de Paris.

Aujourd'hui je suis tombée par hasard sur une chanson que j'ai toujours adorée mais que je n'avais pas écoutée depuis bien longtemps...
Je me revois dansant au milieu d'un grand hall, je devais avoir environ 6 ans...
Pour des raisons qui m'échappent aujourd'hui (et m'échappaient déjà à l'époque) mon père me prenait parfois avec lui à son boulot le soir, après l'école probablement. Pour lui ça devait être un peu culpabilisant, mais j'aimais beaucoup quand cela arrivait. Il travaillait dans une radio dans le centre de Strasbourg. Dès que l'on passait la porte d'entrée de l'immeuble, situé dans une ruelle un peu à l'écart du bruit de la circulation, j'avais l'impression d'entrer dans un monde mystérieux et cette simple pensée provoquait en moi une délicieuse excitation. Nous croisions parfois ses collègues dans le couloir, et leurs courts échanges rendaient mon père encore plus important à mes yeux. Le couloir sentait le tabac froid et l'encre d'imprimerie. Je me rappelle que j'avais le droit de jouer un peu sur les ordinateurs, des monstres beiges à écran noir et vert, dans lesquels il fallait insérer une énorme disquette noire. Et souvent, j'allais dans la grande salle à côté, et j'écoutais la musique qui passait en continu, et assez fort (pour qu'en cas de problème technique tout le monde réagisse, j'imagine) et je dansais...Il y avait des dalles de lino bordeaux et beigeaasse qui luisaient sous les spots, c'était mon petit moment de liberté. Je tournoyais à en perdre l'équilibre, ça devait durer un moment...

C'est comme ça que j'ai écouté plein de "tubes" de "grands" très jeune, toute la bande-son des années 80, alors que mes camarades de classe écoutaient Henri Dès (jamais écouté, du coup). Et je chantais en anglais, "Who's that giiiirl" de Madonna, et d'autres, à tue-tête. J'ai gardé plusieurs mélodies en mémoire pendant des années avant de les 'retrouver", parce que le titre n'avait pas été annoncé. Et que c'était avant internet et les réponses immédiates aux questions. Ce fut délicieux, aussi, de savourer ses mélodies en se disant qu'un jour on les entendrait à nouveau et que peut-être on saurait ce que c'est.
Aujourd'hui, "Wuthering Heights" de Kate Bush m'a replongée dans tout cela. Oui, les sonorités, les sons de clochettes aériennes, la voix de sirène, j'ai été habitée par cette mélodie très longtemps avant de pouvoir mettre un nom dessus.
La radio de mon père a depuis changé de nom, les locaux ont déménagé, et j'ai grandi. Reste la musique...

Et vous, une chanson-madeleine de Proust?

Kate Bush - Wuthering Heights (2011 Remasters).wmv

 

 

 

 

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30 décembre 2014

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Nous enterrons 2014 demain. Forcément, intérieurement, on se fait la petite rétrospective...on reprend la partition depuis la première mesure, et les notes s'égrènent. Cette année, il y a eu beaucoup de staccato, de longs soupirs, des mesures de pause où il faut commencer à compter longtemps, longtemps...En fait, je crois que j'y suis encore, au beau milieu de cette mesure de pause interminable. Ce gros rectangle noir posé sur la troisième ligne de la portée. 2015 me fera rentrer à nouveau dans l'orchestre, apportera une réponse. Mes notes se fondront en harmonie dans celles des autres, en un même souffle....j'attends.
Je repense à plein de choses depuis quelques mois...J'ai des souvenirs qui me reviennent, parfois de très loin. Ils ont souvent un rapport avec les différents "commencements" que j'ai eus dans ma vie, parce qu'ils étaient les premiers jalons de ce qui se passe aujourd'hui. Je fais souvent le rêve que j'ai 18 ans et mon bac en poche, que je m'inscris en hypokhâgne (jusque là c'est l'exacte réalité)... et que je plante tout. Je ne supporte pas la pression, je ne supporte pas qu'on ait des exigeances démesurées (et dans mon rêve je ne sais pas qu'avec le recul on apprend qu'elles ne le sont pas tant que ça), je ne supporte pas la suffisance de cuistre de mes camarades.
Dans un autre rêve je prends ma voiture pour aller à un collège où j'ai bossé (pourquoi celui-là et pas un autre, mystère) et je me perds sur l'autoroute, je n'arrête pas de louper la sortie parce que je n'arrive pas à lire le panneau. Et quand une fois j'y arrive, j'évite de près l'accident mais la nuit tombe et je tombe en panne.Tombe. Tombe...
Merde j'avais pas réalisé le sens de mes mots, écrits juste là. Allez, 2014, on t'enterre demain.

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27 décembre 2014

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2014 touche à sa fin et heureusement.
Je me sens comme un portrait d'Arcimboldo, avec des joues en rondelles de bûche au lemon curd, des yeux en bredele et une bouche en petits jésus de sucre...mais pour la gourmande que je suis c'est impossible d'être raisonnable...
2015  sera je l'espère l'année de l'apaisement...Je ressentais encore hier soir une pression diffuse dans ma poitrine alors même que je regardais Downton Abbey un tricot sur mes genoux. Je me rappelle bien pourtant que je suis capable d'être mieux. Joyeuse, libre, légère.
Mes parents sont venus pour Noël et nous avons passé une très bonne soirée. Ils sont repartis bien vite, car occupés par leur nouvelle maison. J'ai oublié mon portable à la campagne et comme je ne captais de toutes façons pas là-bas, je suis "déconnectée" depuis une semaine et ce n'est pas plus mal. Je ne partage rien, je me contente de vivre. C'est un peu pompeux dit comme ça, mais n'est-ce pas vrai au fond ?
Du coup je lis davantage. J'aime ce rythme-là, bien plus satisfaisant sur le long terme.
Je fais des efforts pour améliorer mon anglais avec des lectures diverses (New York times papier+Glamour -faut bien équilibrer)
J'ai cousu deux bloomers en lainage pour mon ange garçon.
Je lis des histoires à mon ange fille, parfois en anglais, ça nous amuse toutes les deux.

Il neige dehors. J'aime le cocon que cela fait.

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17 décembre 2014

 

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Je crois que je n'ai pas écrit de liste ce mois-ci...
J'ai repris ce message trois fois, rien que ça, pour le terminer, depuis mercredi !

Je suis rentrée du lycée avec seulement deux paquets de copies pour les vacances, en me faisant violence je pourrais les finir tout de suite et être tranquille...mais il faut penser aux derniers cadeaux à acheter pour Noël. Je verrai.

*Donc jeudi, j'étais en formation. Je suis contente car je l'attendais avec impatience. En gros, c'est "comment préparer des cours de lycée quand on vient du collège". J'avais plein de questions, et surtout envie d'échanger avec mes pairs..J'ai eu des réponses à mes questions, mais beaucoup de nouvelles questions aussi. C'était la première fois que je venais dans le collège où se déroulait la formation, en banlieue de Nancy, classé Zep, réputation pas terrible, mais je connais deux profs qui bossent là-bas et s'y sentent bien. Et c'est drôle parce que quand j'ai franchi ses portes j'ai eu l'impression de remettre les pieds dans mes précédents collèges. Un bahut rectangulaire des années 70 comme il y en a tant, avec son couloir central, sa cour bétonnée ouverte sur la zone...Les cris des élèves qui se bousculent, les panneaux colorés sur les murs. Et ces salles dans lesquelles on entre comme si on dépliait un bonbon...Parce que dans ce rectangle de béton gris, il y a plein, plein de vie. J'ai eu une grosse grosse bouffée d'émotion...
Sur les murs de la salle d'anglais, il y avait plein de posters, des affiches écrites par les élèves, un Big Ben en carton. Ma salle m'a alors terriblement manquée, avec son affiche de Marilyn Monroe, les flocons de neige découpés que j'avais fait avec mes 6e à la même époque il y a un an, mon nounours Teddy Bear en costume de vendeur Harrod's...Cette année on occupe plusieurs salles dans plusieurs bâtiments, il n'y a aucun signe de notre passage, le tableau s'efface à la sonnerie, tout le monde sort...pas évident de se sentir appartenir à un endroit.
Je venais donc pour parler du lycée. Et c'est vrai, j'étais contente d'en parler. Le chemin parcouru depuis quelques mois est conséquent. Toutes ces adaptations, elles se sont mises en place, bon an mal an...mais je ne suis plus tout à fait la même prof que celle qui a quitté son collège en juin. En covoiturant avec une collègue nous avons beaucoup échangé, trouvé plein de points communs. Elle fut mon rocher pour ne pas que je tombe, et je crois, modestement, lui apporter beaucoup aussi.

*Noël sera à part cette année. Ma grande soeur ne pourra pas venir, et ma grand-mère vit ses derniers moments ici-bas. Elle est dans le meilleur endroit qui soit, c'est à dire chez elle...nous avons des nouvelles régulières par ma tante et à chaque fois c'est un moment en suspens. Les tréfonds d'une histoire personnelle et familiale remuent (dans tous les sens du terme)...

*J'ai fait une course en ville avec Gus et comme à son habitude Monsieur se met systématiquement à hurler dès que je rentre dans un magasin. Au bout de quelques arrêts/colères et remarques de gens "oh qu'est-ce qu'il a ce petit ? Il a chaud/froid/il en a assez/c'est parce que ça roule plus/ben oui c'est long hein le shopping" je suis rentrée excédée (et bien sûr il a retrouvé sa bonne humeur). On était mouillés et Gustave a fait le "poisson pané" (notez la référence des années 2000) dans la sciure de bois dans l'entrée pas nettoyée par le voisin après ses travaux. Bref je continuerai mes achats plus tard...!

*Pour retrouver un document dans mes dossiers (le rectorat me demande mes diplômes, aucune idée du pourquoi, genre je suis un imposteur :D) je me suis replongée dans celui de ma scolarité, il y avait mon dossier scolaire pour le bac. C'était drôle de relire les appréciations de mes profs. Ca m'a fait plaisir de lire plusieurs fois "mérite de réussir". Et j'ai envie de leur dire, "oui, je crois que j'ai bien réussi".

 à tout bientôt

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11 décembre 2014

Notre moment du jeudi...
Au retour de l'école, un goûter et des jeux.
Je ne prends pas assez de photos d'eux, vraiment. Mes petits coeurs qui grandissent si vite...

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07 décembre 2014

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Je pense à ce que je vais écrire et je ne sais pas par quel bout commencer.
Je pense à cette semaine qui a filé comme les autres, avec comme carotte, pour nous et l'âne de Saint-Nicolas, un week-end de festivités.
J'écris le coeur léger et l'âme apaisée, et les yeux dégonflés. Ca a été très dur, cette semaine. Je pense avoir touché le fond, sans mentir.
Arrive un moment où tu sors prendre l'air parce que tu ne supportes plus rien ni personne, et que tu sors ton téléphone de ton sac en te demandant "qui peut parler avec moi à 8h54?". Tu as la gorge serrée, et un peu honte aussi...
Arrive un moment où tu tombes sur les bonnes personnes, et que le chemin vers ce qui va pouvoir t'aider se trace progressivement. Mon problème est que je mets mes propres résistances au tracé de ce chemin, à cause de mon histoire propre. Voilà, oui, pour moi accepter d'aller voir quelqu'un n'est pas évident, ça me demande un effort immense, ça ébranle déjà pas mal de choses en moi. Mais j'ai la conviction qu'il faut avancer.
J'ai une collègue qui me ressemble, on discute bien toutes les deux. Elle est allée voir un ostéopathe, qui a souri quand elle a dit "ça va je ne suis pas stressée". Ben si, lui a-t-il répondu, quand on est sensible, on absorbe toutes les énergies de ses élèves, bonnes comme mauvaises. Les bonnes nous transportent, et les mauvaises nous abattent et provoquent du stress en grande quantité. Je n'avais jamais réalisé cela. Oui, une classe molle te ramollit. Une classe énergique te booste. Des remarques blessantes te blessent. Quand tu es sensible. Alors oui, il faut apprendre à se blinder un peu.
Je n'étais pas aussi sensible les années passées. Je pouvais avoir un élève terrible en face de moi, ça ne m'atteignait pas (trop). Une fois la classe terminée, je passais à autre chose. Mais là c'est différent. Vu que je suis fragilisée, je suis sur la brèche sans arrêt...il faudra un peu de temps pour recouvrer une confiance en soi qui n'est pas remise à zéro au premier obstacle rencontré.

Ce week-end, j'ai repris des forces. La chaleur de la famille, les sourires des enfants. Les chocolats en papillottes, les pains d'épices, les clémentines sucrées, les tisanes brûlantes au creux des mains. De l'amour partagé, malgré les difficultés rencontrées, avec Mister T. Se sentir pleine de gratitude de recevoir tout cela alors que je suis si peu capable de donner en ce moment...
J'ai dit "merci". Merci, merci, merci.

(la photo date d'il y a plusieurs années. J'avais oublié mon appareil photo ce samedi. Mais ce qu'il y a de bon avec les fêtes, c'est que c'est toujours un peu la même chose, et c'est ça qui est bon.)

Et ce week-end, la boutique "Ici work-shop" de Nancy a fêté ses 1 an. J'y ai fait quelques emplettes.
Re-découvrez les boutiques Happy Home / Un oiseau sur un fil / L'atelier des choses

<3

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29 novembre 2014

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Liste de Novembre:

J'envoie des mails assez longs et très réfléchis en ce moment. J'aimerais avoir le temps de répondre à vos derniers commentaires, mais je suis bien occupée. J'essaye de faire passer les priorités d'abord, et il y en a quelques'uns qui ne peuvent attendre...(j'aimerais seulement que vous ne m'en teniez pas rigueur)
Je me demande ce que j'aimerais offrir et qu'on m'offre pour Noël. Je suis de plus en plus insensible au "merchandising", la beauté ne se trouve pas là où on l'attend...; même si, en Alsace surtout, il y a beaucoup de belles choses autour de soi. Je ne suis plus dupe des boutiques et des incontournables, je n'ai plus envie de suivre la mode. Je ne cherche plus "la bonne occase" mais plutôt, tout simplement, des choses d'occasion. Ma dernière irritation: le "black friday" qu'on essaye de nous imposer...beurk...passons...
Mon dernier livre lu (j'en suis aux dernières pages) vient de la bibliothèque pour tous du coin de ma rue, 1 euro l'emprunt en plus de l'abonnement annuel. Peu de choix mais beaucoup de nouveautés. Je me perdais dans la médiathèque et ne trouvais "rien". Je n'y allais plus depuis quelques années.
Je commence à avoir moins faim, disons, à ne plus me jeter sur la nourriture pour me réconforter. J'essaye de me tenir à quelques principes tels que pas de pain le soir, pas ou peu de féculents, pas de grignotage sauf les fruits. Il y a quelques semaines, je n'y arrivais tout simplement pas, trop stressée. Et j'ai un peu perdu de tour de taille, enfin.
En plus de la lecture, j'ai repris un peu le tricot. Quelques rangs pour dire que je n'abandonne pas. Il y a une naissance de prévue en janvier, j'ai promis un petit gilet, faut que ça monte.
Je sens que je me retrouve, petit à petit. Je ne suis plus accrochée au regard des autres pour y voir une sorte de bénédiction. J'étais désespérée...je suis plus sereine. Je découvre mes collègues, on me sourit. Ca compte beaucoup beaucoup pour moi.
Il y a quelques temps j'avais envie de retourner au collège comme un enfant court dans les jupes de sa mère en pleurnichant. J'arrive maintenant à imaginer la suite de ma vie au lycée, ce lycée-là.
On sort grandi des batailles, petites ou grandes...le temps apporte les réponses à nos questionnements. En ce moment, j'ai des souvenirs très précis de mes rêves. Ils sont peuplés de gens de ma famille, et il se passe de tout petits événements qui ont du sens et sont d'un réalisme tel qu'ils se mêlent au quotidien et me font douter, au beau milieu de ma journée: "mon père a-t-il vraiment dit ça ?"
J'ai eu un sentiment de déjà-vu très fort aujourd'hui, je vous en parlerai.

 

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22 novembre 2014

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Il se passe des millions de choses chaque jour.
Dans ma vie de mère, de femme, dans mon "moi" au travail, dans mon "moi" à la maison. Tout semble se faire en accéléré, sans répit, et mon cerveau fume de ce trop-plein d'impressions fugaces, de tâtonnements continuels, de contraintes nouvelles, des progrès de mon fils, de l'évolution par à-coups de ma fille....
Ce blog ne peut être le reflêt de tout cela car j'ai peu de temps pour prendre du recul (j'ai envie de dire, tant mieux pour vous parfois ;-))
Je cherche, souvent, un lieu et un temps pour essayer de prendre du recul, de méditer. De voir d'autres personnes, aussi que mon ordi, pour sentir la vie vibrer vraiment, les envies venir, les bouffées d'euphorie me gagner, comme avant. Pour réfléchir aussi aux conséquences d'un certain sentiment de perte de confiance en soi; pourquoi est-ce que j'ai pris telle remarque tellement à coeur que j'en ai pleuré dans la voiture sur le chemin du retour ? Pourquoi j'envie cette jeune collègue contractuelle (avec qui on me confond tout le temps d'ailleurs) qui ne se pose pas de questions ? (en apparence, je sais)
Qui suis-je, où vais-je, et dans quelle étagère ? Tout ça...
Le coup de fouet est venu tout simplement alors que j'avais dédié mon vendredi après-midi aux premiers achats de Noël. J'avais eu une semaine assez chaotique...complètement abattue jeudi, j'avais fait une sieste sur le canapé, et avais décrété que je ne ferais RIEN jusqu'à samedi, pour faire une vraie coupure.
Ca faisait une éternité que je n'avais pas flâné seule en ville. J'avais quelques idées, je suis allée dans une librairie, une autre, j'ai trouvé des bouquins à offrir, une BD qui plairait, et puis je suis allée dans la petite soeur de la Mémé en Autriche strasbourgeoise pour faire des repérages.
Au milieu de toutes ces couleurs, de tous ces objets, pas forcément gadgets, j'ai relativisé, j'ai eu envie de retrouver un peu la fantaisie de l'insouciance, oublier l'austérité de la salle des profs, et mon "desktop" virtuel et matériel...
J'ai aussi rencontré à l'improviste deux personnes que je connais, on a un peu discuté, et après les avoir entendus parler de "la crise" (ou comment tu te mets à avoir peur un jour parce qu'il n'y a plus de sous nulle part), j'ai eu conscience que j'avais de la chance d'avoir un boulot et d'aimer faire ce que je fais.
J'ai aussi récupéré des baskets chez une dame que je connais (;-) ).
Voir des gens. Discuter. Sortir un peu. Voilà ce qui me manque le plus et c'est qui est chouette c'est que c'est un manque asez facile à combler.
..

J'ai acheté deux bouquins sur l'éducation des enfants, et ai commencé à lire. Ca tombait bien que je lise quelques paragraphes sur l'autorité positive (ou un truc du genre) pour me rappeler que les émotions des enfants veulent toujours dire quelque chose, que c'est le symptôme d'un bouleversement intérieur, d'un besoin, d'une évolution. Première mise en pratique ce matin, avec Clo. Un gros chagrin se transforme en colère, tout le monde s'énerve...Et quelques mots ont réussi à l'apaiser. Quand elle est venue me voir après en formulant avec une aisance déconcertante le blocage qu'elle a réussi à lever, j'ai vu dans ses yeux la fierté d'avoir grandi. Et j'ai ressenti ça aussi, de la fierté, un peu pour moi et beaucoup pour elle.
Bon week-end.

Posté par Belliflora à 16:03 - Commentaires [10] - Permalien [#]



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