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26 avril 2015

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Bribes d'un très bon week-end...
On y est, à la veille de la reprise.
Samedi, c'était mon anniversaire. 31 ans. J'y crois à peine. J'étais retombée sur la photo de mon gâteau d'anniversaire de l'an dernier, chez mes parents, avec un gros 30 fait avec des fraises, sur la crème et la gênoise, il y a quelques jours...Tant de choses se sont passées. A cette fête, mes grands-parents étaient conviés et ils étaient restés assis tout le long en bout de table à regarder la troupe des moins vieux, des jeunes et des tout petits, tourbillonner à un rythme qu'ils n'essayaient même pas de suivre mais qui les ravissait, à n'en pas douter.
Mes parents n'avaient pas signé le compromis pour une nouvelle maison.
Gustave se réveillait 4 fois la nuit.
J'avais fait des voeux de mutation le coeur serré mais ne réalisais pas encore ce que ça pourrait donner (le pouvais-je ?)

Le temps a passé. Je manque de mots...

Aujourd'hui j'ai un peu discuté au soleil, j'ai regardé mes enfants jouer, j'ai remonté mes affaires d'hiver au grenier, lancé quelques lessives qui sentiront bon, préparé mon bureau à la routine qui reprend demain.

C'est la dernière période, en général, c'est ma préférée, ça ne pourra qu'aller.

 

 

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24 avril 2015

ciment

glycine

salon
(carreaux de ciment du musée de l'Ecole de Nancy, glycine de mon jardin, et mon salon rangé (ça n'est déjà plus comme ça...)

Je n'arrive pas à réaliser que les vacances tirent à leur fin. J'ai touché un paquet de copies (dans mon jardin, donc) et sinon rien...
Je ne sais pas si c'est le fait de tout oublier pendant les vacances qui fait que je tiens, je connais des collègues qui travaillent tous les jours un peu, moi je n'y arrive pas. J'ai essayé au début de ma carrière mais ça me mettait dans un tel état (crise de nerfs, après des crises d'angoisses terribles à en vomir) que j'ai jeté l'éponge. Le fait d'être au lycée ne fait qu'empirer le sentiment terrible de noyade qui m'envahit le jour de la reprise, parce que, vraiment, j'aurais faire davantage...mais tant pis. Et je me donne tant tous les soirs pour préparer mes cours que je pense avoir mon compte d'heures...et aussi, je sais qu'une fois que "ça roule", qu'on a pris ses marques dans l'établissement, dans ses "niveaux", on peut se permettre de lâcher du lest parce que les élèves ne voient finalement pas grand chose, et je deviens adepte du "less is more". Au collège, je ne faisais presque plus de photocopies, je pensais à des activités en autonomie au lieu de m'épuiser à tenir debout toute la journée devant mon tableau. Bon, là il faudra quand même plusieurs années avant que je ne puisse arriver à ça, mais j'ai bien l'intention de ne pas me laisser engloutir dans le trou noir du fignolage, du cours jamais "parfait". J'ai une collègue comme ça, elle ne fait que travailler. Je m'entends bien avec elle (c'est devenue une bonne copine, même, la seule donc si vous avez suivi), mais j'avoue que son implication personnelle me fait culpabiliser grave, sinon peur. Il faut que je sache quand même rapidement ce que j'ai envie de faire pour mes élèves et ce que je n'ai pas envie de faire. Leur proposer des devoirs de rattrapage en cas de notes pourraves, oui je fais. Leur donner des devoirs maison non notés, non. Passer 4h à chercher un document, non plus. 1h, oui, souvent...

Bon, j'arrête de parler boulot.
Ma mère est donc venue passer 24h à Nancy. On est sortis, au parc, dans le jardin, au musée de l'Ecole de Nancy. Je lui ai offert un livre de D.H. Lawrence, Fille perdue. Ne riez pas, je n'avais même pas réalisé le sens caché de ce titre avant de l'avoir acheté. Et ne riez pas à nouveau, l'autre ouvrage que je me suis offert par la même occasion est intitulé Résurection, de Christian Bobin. Le poids de l'inconscient, je vous dis (d'où je conclus que je suis en bonne voie pour sortir du tunne, terminer ma mue, que sais-je)
J'espère que son petit séjour ici lui a plu. Je ne sais jamais vraiment...mais elle est comme ça, je la prends ainsi. "ne pas donner aux autres des mots qu'ils ne disent pas", c'est pas ça ce que j'avais dit en gros, un jour ? Et je repense souvent aussi à ceci, Lolabelle, "il n'y a pas de chemin, pas de passé, ni de futur, il y a juste l'instant". Je donne trop de poids aux choses. Petit mémo personnel, comme un garde-fou.

Je m'arrête là, il faut que je réponde à vos messages !

A bientôt !

 

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21 avril 2015

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Je suis sur le point d'entamer une session très longue de repassage. Je m'assois quelques instants...

Devant moi, quelques vêtements tout juste remontés des fils à linge dehors. Ils sentent merveilleusement bon.
J'ai flâné aujourd'hui. Dans l'appartement, propre et rangé. J'ai pu entreprendre un rangement/nettoyage de fond, sans les enfants qui sont gardés jusqu'à demain matin par mes beaux-parents (nous avons demandé à être soulagés quelques jours et tout se passe à merveille)

Je me rend compte de l'énergie que je déploie chaque jour dans notre appartement pour gérer les enfants, ne jamais laisser Gus s'approcher de l'escalier; monter et descendre 100 fois les marches de ce dernier (on avait une barrière, mais elle tient mal et il l'a fait tomber...). La salle de bains avec la table à langer est en bas, le salon en haut, la machine à laver dehors. Les placards pour les vestes et les chaussures sont en bas mais on rentre par en haut etc...

J'adore mon appart mais il est fatigant avec des enfants. 

Donc là, je me repose. J'ai fait un peu de couture, bouquiné des magazines. Et j'ai beaucoup moins mangé (moins stressée, moins fatiguée, pas de goûter avec les petits).

J'ai aussi flâné dans le jardin. Les feuilles sont sorties partout, les rangées de tulipes mettent du jaune et du rouge au milieu des muscaris qui commencent ) fâner. Les feuilles de rosiers sont vertes et luisantes, les premières pluies qui dureront toute la journée, comme on en connaît ici, s'attacheront à les parsemer de tâches noires et marron, comme chaque année. A chaque fois, les traitements ont échoué. Alors je laisse faire la nature.

Tout à l'heure j'ai commencé à corriger un paquet de copies sur la table dehors. Il y avait un petit vent chargé de l'odeur du jardin mêlée à celle de la lessive étendue. Le soleil avait migré vers le fond du jardin, mais il faisait encore bon. Au loin, un bruit vague de tondeuse et de perceuse. Tout cela enrobé du chant des oiseaux. Délicieux.

Allez, je vais repasser...

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19 avril 2015

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En bref:

Mon téléphone a lâché hier donc pour celles qui voudraient m'envoyer un message ou qui m'avaient tagguée sur IG devront attendre ;-) Finalement c'est quand même bien ce break, je me trouvais bien trop proche de mon téléphone mais je crois que nous en sommes toutes là, c'est addictif et il n'y a plus de parent qui puisse nous confisquer notre jouet, donc on s'y perd un peu...
Ca va m'aider à remettre deux trois choses en place, c'est pas plus mal (pendant ce temps Mister T est en panique et m'a déjà fait un exposé sur les différentes solutions qui se présentaient à ce "problème urgent". J'avoue, je suis quand même un peu honteuse d'avoir laissé traîner mon portable trop près du robinet)

On attend des copains pour midi et je fais un poulet aux légumes en cocotte. Miam. Et une tarte aux mirabelles (du congel'). Re-miam.

Ma mère vient passer 24h avec moi mercredi et je crois que c'est le plus beau cadeau qu'elle puisse me faire: entendre ma peine, venir donner de son temps au milieu de leur emménagement, voir ses petits-enfants (je pense que Gustave se rappelle à peine d'elle)

Je remonte la pente après mon crash du début de semaine; ça va mieux. Hurler sur des personnes proches n'est pas forcément la meilleure façon de communiquer, mais au moins on se fait entendre -et ça soulage. Après j'ai enfin pu répondre aux sollicitations de mes enfants, du style "maman tu peux me lire cette histoire""maman tu peux me lire cette histoire""maman tu peux me lire cette histoire""maman tu peux me lire cette histoire""maman tu peux me lire cette histoire""maman tu peux me lire cette histoire" et "do' " (donne)"do' " (donne)"do' " (donne)"do' " (donne)"do' " (donne)"do' " (donne)"do' " (donne)

Je me suis fait un henné chatain et pour le moment à part les reflets verdâtres dûs à ma colo chimique précédente, je suis contente. Ca me va quand même mieux.

Bonne fin de dimanche

 

 

 

 

 

 

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17 avril 2015

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Quelques photos récentes -d'aujourd'hui, d'il y a quinze jours-. Je préfère ça à écrire...
Annus Horribilis
Je vais avoir 31 ans à la fin du mois et je commence à trouver le tunnel bien long...
Portez-vous bien.

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15 avril 2015

Films & musiques

Cocteau Twins

*Un jour je m'étais dit qu'avoir Sea Swallow Me des Cocteau Twins en ouverture de film ce serait pas mal. Gregg Akari l'a fait avec White Bird in a Blizzard, un film que peu de gens ont vu mais que je suis ravie d'avoir vu moi-même, a fortiori parce que je vais peu souvent au cinéma...
Ca date un peu, je crois que c'était à la Toussaint, je pouvais m'octroyer une soirée ciné (moment béni où tu te loves dans le fauteuil rouge en songeant à la maisonnée que tu as laissée derrière toi pour embrasser la liberté de revoir la ville seule, dans la pénombre du soir, et de rentrer seule, dans la nuit)
Et donc, Shailene Woodley est parfaite, Eva Greene aussi, et la bande son est à tomber, avec du rock 80's cold wave comme j'aime. J'ai reconnu Sea...aux premières notes. La chanteuse chante en "glossolalie", c'est-à-dire des sons sans aucun sens, qui ressemblent pourtant à des mots. J'avais déjà "trouvé" Cocteau Twins après avoir vu "The Lovely Bones" de Peter Jackson...cette musique d'une mélancolie ensorcelante m'avait marquée autant que l'histoire...(à écouter plutôt un jour de beau temps comme aujourd'hui).

*Dans ma playlist du moment il y a aussi Lana Del Rey, si ce n'est pas une icône je ne sais pas ce que c'est. J'admire son talent, l'imagerie qui l'entoure, faite de tous les clichés de l'Americana, de couchers de soleil sur la côte Ouest, de vieilles bagnoles et de vieux beaux tatoués. J'admire sa façon tout à fait personnelle de mettre tout cela à sa sauce, de s'en foutre des critiques et de tracer sa route (bordée de palmiers).

*J'ai revu hier le Cercle des poètes disparus et ça m'a refait la même chose que quand je l'avais vu la première fois. Comme j'ai pris le film en route je me suis promis de le revoir depuis le début. Et d'acheter un duffle-coat à mon fils pour l'hiver prochain. J'adore le look preppy/college boy.

*Je repense à mon séjour aux USA. Je sens que mes souvenirs sont en train de devenir des idoles, eux aussi, il faut que je retourne me frotter à la réalité, j'ai encore un peu de famille là-bas...il faut économiser longtemps, mais j'y arriverai.

*Bon, post bien décousu, mais je suis en mode "je profite de l'existence", je vous assure j'ai un gros vide à combler et quel bien cela fait...

 

 

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11 avril 2015

 

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Une chose est sûre: la fatigue fait voir tout en noir.
Depuis 18 mois elle me retient en arrière, me pèse comme un boulet. J'ai l'impression de ne pas pouvoir profiter correctement des moments précieux que m'offrent mes enfants. Je n'espère qu'une chose chaque soir, pouvoir être réveillée par mon réveil ou le soleil et pas les cris de Gus quand la chambre est encore noire.
Il suffit d'une nuit meilleure et l'amertume s'envole comme par magie.

Aujourd'hui, ça a été une journée bien pourrave, avec plein de bêtises, de bols renversés et de magazines déchirés, de coup de boule de ma brute de fils qui donnent un goût de sang dans la bouche, des cris, des pleurs. J'oublie bien vite tout cela et pardonne plus facilement, puisque les vacances commencent et que j'espère pouvoir me poser et me détendre. Mais quand même, je suis exténuée. J'ai un peu peur, à vrai dire, de ce que ça peut donner, à long terme.

Hier soir je suis sortie au restau avec mes collègues pour fêter la fin de la mission de notre assistante américaine; impression mitigée...l'assistante est certes sympatique mais elle ne dit rien et j'étais assise en face d'elle -ennui profond. A ma gauche, l'ancienne stagiaire de l'an dernier, impressionnante de professionnalisme, qui vise l'agreg dès l'an prochain et espère pouvoir la passer en même temps qu'une année au collège parce que "elle aura le temps" (sous-entendu, on bosse pas bcp au collège, elle parle sans savoir) -agacement. Ramenée en voiture par une collègue ayant un don pour dire des choses aimables, elle me demande où j'habite et elle dit "oh, le quartier glauque de Nancy!" ben sympa...
Une boule se loge dans ma gorge.
Soit je suis devenue super amère et susceptible en un an soit j'ai simplement peu d'atomes crochus avec elles -sauf une avec qui je m'entends très bien.
Je rigole plus à la cantine avec une collègue de droit qui approche de la retraîte qu'avec mes collègues d'anglais. Il m'a fallu plusieurs mois pour me dire qu'on ne pouvait pas toujours avoir la chance de travailler avec des gens avec qui le courant passe super bien; maintenant je sais qu'en effet ce n'est pas systématique. Qu'il faudra trouver de la chaleur ailleurs. (la question est: où ?)

J'ai commencé à ébaucher des textes dans ma tête, pas encore eu le temps de matérialiser cela par écrit. Je constate que ces derniers mois j'ai gardé une bonne partie de mes messages ici en brouillon, il faut que  j'arrive à me débarrasser de ce que j'ai envie de dire, plus librement. J'aime tellement la mélodie des mots, et la lecture récente de l'Eveil de Mlle Prim m'a tellement déçue que je me suis dit qu'il fallait que j'aille au bout de mon désir d'écriture, juste pour voir. Ca ne peut pas être plus mièvre que ce livre-là...
J'ai commencé une blouse pour Clo -ultime test, suis-je masochiste- dans un tissu fleurs/oiseaux, un patron que j'aime bien des Basiques pour enfants de C. Favero. J'ai trouvé une belle crétonne de coton vert céladon à pois, j'ai hâte d'en faire quelque chose.
J'ai aussi commencé un travail plus profond etdiscret avec une personne de confiance qui sait écouter, il me fait penser à Jean-Pierre Koffe, parce qu'il a la même voix (d'après mon souvenir de JPK). Je n'ai aucune idée de ce que ça va donner.

Je vous souhaite un bon week-end !

 

 

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06 avril 2015

Une maison, un jardin gorgé d'eau, du soleil et du vent, des cousins, de l'agneau, du feu dans la cheminée, des cloches et des paniers.

Week-end pascal.

Ce matin, réveil du Gus à 5h. Après quelques péripéties, je me suis recouchée et levée à ...11h30 (je note sur le calendrier !)
Et demain retour au turbin.

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01 avril 2015

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Les couleurs du printemps, timides taches de couleur au milieu du gris.

Je ne sais pas si j'ai vraiment réussi à faire le point sur ce que je voulais (faire). Y arrive-t-on jamais ? Ecrire ? Ne pas écrire ?...
J'avance toujours à petit pas; je pensais arriver à me dire "ça y est, ça va mieux" plus vite. Mais non, je suis bien un taureau, le labeur est lent, mais la charrue avance tout de même. Le sillon n'est pas rectiligne mais il va quelque part...
Alors, une fois de plus, -et comment cela peut-il encore me surprendre ?- il faut attendre. Laisser les choses se faire, accepter que tout ne soit pas parfait tout de suite. Il me faudra plusieurs anneés avant d'être à l'aise dans mon boulot. Ca ne fait pas de moi quelqu'un de nul (se sortir cette idée de la tête).

Cesser d'être agacée par certaines choses que j'entends, en y ajoutant des sous-entendus qui n'existent pas.

Regarder devant au lieu de derrière...

Chérir mes tout-petits, mon bébé qui grandit (18 mois !), ma grande qui a encore tant besoin que je sois là.

Trouver l'apaisement, par touches, des taches d'huile qui imbiberont lentement le buvard de mon existence tourmentée.

(ça ressemble à une liste de bonnes résolutions...sauf que ce sont plutôt des processus en cours)

L'autre jour j'ai appris que de ma bouche sortaient les mêmes mots que de la bouche de ma mère, c'est mon père qui me l'a dit. Une réflexion sur un objet, rien de bien important. Et quand j'ai réagi à sa remarque, j'ai, à nouveau, ajouté la même chose que ma mère, m'a-t-il dit.
C'est alors comme ça qu'on retrouve le lien que l'on a avec ses parents, au détour d'une conversation complètement banale. Alors qu'on pense que mille choses nous séparent, à présent. Malgré les kilomètres, les occupations prenantes, un environnement différent.
Les liens du sang ont quelque chose de magique, quand ils ne sont pas cruels. Ils peuvent donner le sentiment de régresser atrocement, mais souvent aussi, ils donnent une sorte de force, une unité, qui nous rend mieux lisibles à nous-mêmes.

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27 mars 2015

 Ce blog est en pause.

Je réfléchis à comment écrire, quoi écrire, autrement.

Je reviens bientôt quand j'aurai bien conceptualisé la chose...

A bientôt

Posté par Belliflora à 10:20 - Commentaires [14] - Permalien [#]