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11 décembre 2014

Notre moment du jeudi...
Au retour de l'école, un goûter et des jeux.
Je ne prends pas assez de photos d'eux, vraiment. Mes petits coeurs qui grandissent si vite...

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07 décembre 2014

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Je pense à ce que je vais écrire et je ne sais pas par quel bout commencer.
Je pense à cette semaine qui a filé comme les autres, avec comme carotte, pour nous et l'âne de Saint-Nicolas, un week-end de festivités.
J'écris le coeur léger et l'âme apaisée, et les yeux dégonflés. Ca a été très dur, cette semaine. Je pense avoir touché le fond, sans mentir.
Arrive un moment où tu sors prendre l'air parce que tu ne supportes plus rien ni personne, et que tu sors ton téléphone de ton sac en te demandant "qui peut parler avec moi à 8h54?". Tu as la gorge serrée, et un peu honte aussi...
Arrive un moment où tu tombes sur les bonnes personnes, et que le chemin vers ce qui va pouvoir t'aider se trace progressivement. Mon problème est que je mets mes propres résistances au tracé de ce chemin, à cause de mon histoire propre. Voilà, oui, pour moi accepter d'aller voir quelqu'un n'est pas évident, ça me demande un effort immense, ça ébranle déjà pas mal de choses en moi. Mais j'ai la conviction qu'il faut avancer.
J'ai une collègue qui me ressemble, on discute bien toutes les deux. Elle est allée voir un ostéopathe, qui a souri quand elle a dit "ça va je ne suis pas stressée". Ben si, lui a-t-il répondu, quand on est sensible, on absorbe toutes les énergies de ses élèves, bonnes comme mauvaises. Les bonnes nous transportent, et les mauvaises nous abattent et provoquent du stress en grande quantité. Je n'avais jamais réalisé cela. Oui, une classe molle te ramollit. Une classe énergique te booste. Des remarques blessantes te blessent. Quand tu es sensible. Alors oui, il faut apprendre à se blinder un peu.
Je n'étais pas aussi sensible les années passées. Je pouvais avoir un élève terrible en face de moi, ça ne m'atteignait pas (trop). Une fois la classe terminée, je passais à autre chose. Mais là c'est différent. Vu que je suis fragilisée, je suis sur la brèche sans arrêt...il faudra un peu de temps pour recouvrer une confiance en soi qui n'est pas remise à zéro au premier obstacle rencontré.

Ce week-end, j'ai repris des forces. La chaleur de la famille, les sourires des enfants. Les chocolats en papillottes, les pains d'épices, les clémentines sucrées, les tisanes brûlantes au creux des mains. De l'amour partagé, malgré les difficultés rencontrées, avec Mister T. Se sentir pleine de gratitude de recevoir tout cela alors que je suis si peu capable de donner en ce moment...
J'ai dit "merci". Merci, merci, merci.

(la photo date d'il y a plusieurs années. J'avais oublié mon appareil photo ce samedi. Mais ce qu'il y a de bon avec les fêtes, c'est que c'est toujours un peu la même chose, et c'est ça qui est bon.)

Et ce week-end, la boutique "Ici work-shop" de Nancy a fêté ses 1 an. J'y ai fait quelques emplettes.
Re-découvrez les boutiques Happy Home / Un oiseau sur un fil / L'atelier des choses

<3

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29 novembre 2014

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Liste de Novembre:

J'envoie des mails assez longs et très réfléchis en ce moment. J'aimerais avoir le temps de répondre à vos derniers commentaires, mais je suis bien occupée. J'essaye de faire passer les priorités d'abord, et il y en a quelques'uns qui ne peuvent attendre...(j'aimerais seulement que vous ne m'en teniez pas rigueur)
Je me demande ce que j'aimerais offrir et qu'on m'offre pour Noël. Je suis de plus en plus insensible au "merchandising", la beauté ne se trouve pas là où on l'attend...; même si, en Alsace surtout, il y a beaucoup de belles choses autour de soi. Je ne suis plus dupe des boutiques et des incontournables, je n'ai plus envie de suivre la mode. Je ne cherche plus "la bonne occase" mais plutôt, tout simplement, des choses d'occasion. Ma dernière irritation: le "black friday" qu'on essaye de nous imposer...beurk...passons...
Mon dernier livre lu (j'en suis aux dernières pages) vient de la bibliothèque pour tous du coin de ma rue, 1 euro l'emprunt en plus de l'abonnement annuel. Peu de choix mais beaucoup de nouveautés. Je me perdais dans la médiathèque et ne trouvais "rien". Je n'y allais plus depuis quelques années.
Je commence à avoir moins faim, disons, à ne plus me jeter sur la nourriture pour me réconforter. J'essaye de me tenir à quelques principes tels que pas de pain le soir, pas ou peu de féculents, pas de grignotage sauf les fruits. Il y a quelques semaines, je n'y arrivais tout simplement pas, trop stressée. Et j'ai un peu perdu de tour de taille, enfin.
En plus de la lecture, j'ai repris un peu le tricot. Quelques rangs pour dire que je n'abandonne pas. Il y a une naissance de prévue en janvier, j'ai promis un petit gilet, faut que ça monte.
Je sens que je me retrouve, petit à petit. Je ne suis plus accrochée au regard des autres pour y voir une sorte de bénédiction. J'étais désespérée...je suis plus sereine. Je découvre mes collègues, on me sourit. Ca compte beaucoup beaucoup pour moi.
Il y a quelques temps j'avais envie de retourner au collège comme un enfant court dans les jupes de sa mère en pleurnichant. J'arrive maintenant à imaginer la suite de ma vie au lycée, ce lycée-là.
On sort grandi des batailles, petites ou grandes...le temps apporte les réponses à nos questionnements. En ce moment, j'ai des souvenirs très précis de mes rêves. Ils sont peuplés de gens de ma famille, et il se passe de tout petits événements qui ont du sens et sont d'un réalisme tel qu'ils se mêlent au quotidien et me font douter, au beau milieu de ma journée: "mon père a-t-il vraiment dit ça ?"
J'ai eu un sentiment de déjà-vu très fort aujourd'hui, je vous en parlerai.

 

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22 novembre 2014

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Il se passe des millions de choses chaque jour.
Dans ma vie de mère, de femme, dans mon "moi" au travail, dans mon "moi" à la maison. Tout semble se faire en accéléré, sans répit, et mon cerveau fume de ce trop-plein d'impressions fugaces, de tâtonnements continuels, de contraintes nouvelles, des progrès de mon fils, de l'évolution par à-coups de ma fille....
Ce blog ne peut être le reflêt de tout cela car j'ai peu de temps pour prendre du recul (j'ai envie de dire, tant mieux pour vous parfois ;-))
Je cherche, souvent, un lieu et un temps pour essayer de prendre du recul, de méditer. De voir d'autres personnes, aussi que mon ordi, pour sentir la vie vibrer vraiment, les envies venir, les bouffées d'euphorie me gagner, comme avant. Pour réfléchir aussi aux conséquences d'un certain sentiment de perte de confiance en soi; pourquoi est-ce que j'ai pris telle remarque tellement à coeur que j'en ai pleuré dans la voiture sur le chemin du retour ? Pourquoi j'envie cette jeune collègue contractuelle (avec qui on me confond tout le temps d'ailleurs) qui ne se pose pas de questions ? (en apparence, je sais)
Qui suis-je, où vais-je, et dans quelle étagère ? Tout ça...
Le coup de fouet est venu tout simplement alors que j'avais dédié mon vendredi après-midi aux premiers achats de Noël. J'avais eu une semaine assez chaotique...complètement abattue jeudi, j'avais fait une sieste sur le canapé, et avais décrété que je ne ferais RIEN jusqu'à samedi, pour faire une vraie coupure.
Ca faisait une éternité que je n'avais pas flâné seule en ville. J'avais quelques idées, je suis allée dans une librairie, une autre, j'ai trouvé des bouquins à offrir, une BD qui plairait, et puis je suis allée dans la petite soeur de la Mémé en Autriche strasbourgeoise pour faire des repérages.
Au milieu de toutes ces couleurs, de tous ces objets, pas forcément gadgets, j'ai relativisé, j'ai eu envie de retrouver un peu la fantaisie de l'insouciance, oublier l'austérité de la salle des profs, et mon "desktop" virtuel et matériel...
J'ai aussi rencontré à l'improviste deux personnes que je connais, on a un peu discuté, et après les avoir entendus parler de "la crise" (ou comment tu te mets à avoir peur un jour parce qu'il n'y a plus de sous nulle part), j'ai eu conscience que j'avais de la chance d'avoir un boulot et d'aimer faire ce que je fais.
J'ai aussi récupéré des baskets chez une dame que je connais (;-) ).
Voir des gens. Discuter. Sortir un peu. Voilà ce qui me manque le plus et c'est qui est chouette c'est que c'est un manque asez facile à combler.
..

J'ai acheté deux bouquins sur l'éducation des enfants, et ai commencé à lire. Ca tombait bien que je lise quelques paragraphes sur l'autorité positive (ou un truc du genre) pour me rappeler que les émotions des enfants veulent toujours dire quelque chose, que c'est le symptôme d'un bouleversement intérieur, d'un besoin, d'une évolution. Première mise en pratique ce matin, avec Clo. Un gros chagrin se transforme en colère, tout le monde s'énerve...Et quelques mots ont réussi à l'apaiser. Quand elle est venue me voir après en formulant avec une aisance déconcertante le blocage qu'elle a réussi à lever, j'ai vu dans ses yeux la fierté d'avoir grandi. Et j'ai ressenti ça aussi, de la fierté, un peu pour moi et beaucoup pour elle.
Bon week-end.

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16 novembre 2014

Je me dis que comme je suis ultra-relou avec le monde en ce moment (même si je prends sur moi) et avec moi-même, j'ai décidé de trouver une photo sympa au hasard dans mon album photo, pour relativiser. Alors j'ai regardé à novembre 2013, j'ai trouvé celle-là:

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Et je me suis dit que la plus belle chose au monde c'était la gratitude infinie que l'on ressent quand on est maman de deux beaux enfants en bonne santé comme ces deux-là.

Bonne semaine !

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15 novembre 2014

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J'ai passé une bonne semaine. Pour la première fois, lundi (peut-être était-ce l'effet "jour ferié" ...) j'ai ressenti, après de longs mois, quelque chose comme de la légèreté. J'avais un sourire aux lèvres qui n'était même pas une simple politesse. J'ai fait cours en me disant que ça se passerait bien et ça a été comme je voulais. Une collègue avait ramené du fromage du Jura et m'avait déposé ma commande dans mon casier; j'ai un peu bavardé à côté de la photocopieuse, et je me suis dit que d'ici la fin de l'année, j'aurais fait mon petit trou ici.
Le stress monte tout de même par vagues, quand je vois les plannings des conseils de classe, le soir, alors que mes soirées sont déjà dédiées aux préparations de cours: comment vais-je faire ? Et avec toutes ces copies à corriger...
J'ai tendance à me faire une montagne de pas grand chose, mais là, les paquets sont sur mon bureau et il y en aura d'autres, et j'avance à la vitesse de 4 copies par heure pour mes terminale. Comment vais-je faire ?

Je me suis dit que j'étais vraiment en pleine crise de la trentaine (on parle beaucoup de la quarantaine, j'espère que c'est pas la même en pire); j'ai l'impression de faire plus vieille que mon âge, que mes chigons ne me vont plus, que mes vêtements ne me vont plus (enfin, ce n'est pas qu'une impression, j'ai pris une taille). Faire les magasins me déprime donc je ne les fais plus. Je réfléchis à une liste de Noël à envoyer à mes parents, mais je sèche...Les reflêts blancs apparus cet été sur mes tempes me font frémir et enrager: le temps fait son oeuvre, la vie avance, on ne peut plus reculer, comment vais-je faire ?

Je vais essayer de me concentrer sur les moments de légèreté, même fugaces. Comme une promesse que la suite m'apportera le meilleur.
(j'ai peur de vous lasser, tellement je tourne en rond...promis la prochaine fois, un post "léger", justement !)




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11 novembre 2014

Dans leur monde

Parfois, je m'assois sur le lit de Clotilde, et je joue avec elle à ce qu'elle veut. Je fais la conversation, tout en gardant un oeil sur Gustave ma petite tornade...
Je me réfugie dans leur petit monde fait d'histoires mi-imagination mi-vérité, leurs jeux d'ici et maintenant, je me ressource dans leurs sourires et leur vitalité, prends des câlins, en donne plein en retour, me vide la tête et me réchauffe le coeur. Une parenthèse avant de retrouver le monde des grands, que j'aime parfois immortaliser avec quelques clichés...

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Bonne fin de semaine !

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08 novembre 2014

The mirror

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Un joli miroir pour mettre au-dessus de la cheminée. Qui nous a valu une bonne enguelade en voiture un peu trop de kilomètres pour trouver un bled paumé...hum. (moralité, ne jamais mêler un homme à ses chines). Je cherchais depuis un moment un miroir de cheminée, doré ou à peindre. Celui-là a déjà été repeint en bleu pâle, et je pense le laisser tel quel.

Bon week-end !

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07 novembre 2014

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C'est un rituel...
Je rentre dans la maison chaude et paisible, après avoir déposé les enfants. Ce calme absolu, cette liberté du vendredi, je les savoure comme un carreau de chocolat qui fond sur la langue.
C'est dur de travailler chez soi, enfin disons, de s'y mettre. Il faut se faire un peu violence, chasser les envies de bulle...Mais une fois les pensées toutes dédées à la tâche, quel plaisir, et quelle satisfaction ! Je ne suis pas interrompue toutes les deux minutes, je peux élaborer lentement mes cours...Ce temps de réflexion est nécessaire. Souvent, d'ailleurs, les meilleures idées germent quand on a le temps de les laisser venir jusqu'à soi. De temps en temps j'aime bien commencer mes sessions "préparations de cours" le soir par une séance de vernissage d'ongles...On pourrait donc croire, de l'extérieur, que je ne fais que satisfaire mes envies de coquetterie; en fait, je repense à telle phrase dite par un élève, à un document que j'ai vu quelque part et que je pourrais utiliser, mais c'était où déjà ? Et il faudra que je fasse une fiche d'analyse du doc, comment m'y prendre ? Etc...
Vernis OPI, d'abord la base durcissante. J'allume mon ordi, je commence à réfléchir, j'ouvre mes séquences. Puis une première couche de couleur,  puis une deuxième, et le top-coat. A chaque phase de séchage, j'ai des idées à mettre en forme. Le truc, c'est de hyper bien maîtriser ton sujet, les docs que tu as choisis (ce qui est encore au stade 1 pour moi, vu que j'ai tout à faire), et du coup avoir une préparation béton mais avec plein de portes et de fenêtres à ouvrir si les élèves en ont envie, ou s'ils te font penser à quelque chose...Etre souple dans le cadre, tel est le secret.
Quand je suis partie de la maison hier matin je me disais que ça allait être difficile avec telle classe et facile avec telle autre. En fait ce fut l'inverse. Et pour ma troisième classe, j'avais un point d'interrogation mental parce que je ne savais vraiment pas comment ça allait marcher et ça a mieux marché que prévu, donc c'était cool.
Il y a une chose que j'ai apprise avec le temps, c'est que chaque cours (avec une même classe) est différent. Comme le tableau au début de l'heure, il est vierge, et on écrit ensemble le déroulement d'une heure; parfois on a vraiment l'impression de recommencer tout son ouvrage à chaque début d'heure, parfois on avance, il y a une dynamique qui s'installe sur la durée.
Mes Terminale étaient mous et peu inspirés avant-hier. Ils participaient peu, avaient tendance à bavarder...je me suis dit que le sujet ne les accrochait pas (le féminisme au Royaume-Uni dans les 60s). Ca avait mal commencé avec des revendications moisies par rapport au devoir maison qu'ils n'avaient pas bien compris, et la question d'une élève à propos d'une expression qui ne se dit pas en Anglais, dit sur un ton provoc, genre "vous savez ou pas ?". Je suis sortie un peu abattue. Alors pour hier j'avais décidé de terminer sans trop tarder mon texte et embrayer sur autre chose. Finalement ils étaient de bonne humeur, on a même rigolé quand une élève (la même qui avait râlé la veille) a fait semblant d'ouvrir son t-shirt comme les Femen...et on a débattu sur le sujet du féminisme après avoir écrit un bon petit paragraphe ensemble sur le texte. Je suis sortie vraiment contente...

Au programme d'aujourd'hui: pleeeeeeeeeein de corrections (je suis entrée dans la phase "copies" je DETESTE. Le pire c'est que t'as beau faire un barème super précis -donc super chiant à suivre pour corriger- ça donne toujours au point près la même note que celle que t'aurais mise "à la louche" j'ai envie de me dire "pourquoi s'emmerder" mais on me dit "parce qu'il faut être transparent" bref voilà une pensée que j'ai hyper souvent, fin de la parenthèse)

(vous l'aurez compris, j'adore parler de mon travail ;-) )
On me souffle qu'il faut que je m'y mette...Bonne journée !

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05 novembre 2014

Un message rapide par ici...Alors que les journées sont gonflées à bloc depuis la rentrée.
Hier à la cantine j'ai discuté un peu avec un collègue que j'avais connu à mon ancien collège et qui fait un remplacement dans mon lycée. Tout en mangeant nous avons pris des nouvelles l'un de l'autre. Un point commun nous unit, nous avons perdu un enfant avec une IMG. Je me rappelle l'annonce de la mauvaise nouvelle, c'était il y a trois ans déjà...j'étais enceinte moi-même, j'en avais frissonné en me disant "il y en a qui n'ont pas de chance". Et bam, quelques mois plus tard, ce fut notre tour. Ils ont eu depuis, et nous aussi, un autre enfant...et de l'eau a coulé sous les ponts.
Nous avons parlé de nos vies de famille, du boulot...
Je sens que je suis à fleur de peau, je pourrais pleurer comme ça pour rien. La vie nous donne des épreuves à surmonter. Je ne pensais pas être capable de laisser partir mon fils; je ne pensais pas être capable de vivre tous les bonheurs de la vie "après". Et en fait si. Cela donne un éclairage auquel je n'avais pas pensé à ma situation actuelle. Parce que, et j'ai presque honte de le dire mais bon..., mon nouveau début de prof en lycée, c'est aussi une épreuve de la vie, avec toutes les remises en questions que cela implique...; je suis bouleversée depuis plusieurs mois parce que j'ai dû quitter un endroit auquel je tenais, et il faudra attendre patiemment que les choses se décantent, il faudra se laisser le droit d'échouer, laisser partir l'idée que tout soit parfait, apprivoiser la boule au ventre et dans la gorge qui m'étrennent presque chaque jour quand je vais ou reviens du travail (au mieux, la rendre toute petite). J'ai parfois le sentiment qu'il faut que je fasse le deuil de ma vie d'avant, mais ce n'est pas si vrai. Les choses changent, elles offrent de nouvelles opportunités, il y a toujours du bon dans le mauvais, tout n'est qu'une question de point de vue...Et retrouver un peu de confiance en soi (parce que j'ai celle d'une huître en ce moment) ne me ferait pas de mal. J'aimerais quand même pouvoir poser mes valises dans ma vie pour un long moment. Histoire de retrouver quelque chose comme de la sérénité, le confort d'une certaine routine...
Peut-être qu'aller parler de tout cela à quelqu'un de neutre pourrait m'aider à avancer sur ce chemin. Peut-être, comme me disait mon collègue, que quelques détails vont faire le déclic, et qu'il faut juste être patiente.
Apprendre la patience, le travail de toute une vie j'imagine. L'huître fabrique des perles,  parfois.

(ps: Sabine, faut que je te réponde.)

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