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Il y a plein de choses auxquelles je pense en ce moment qui ne trouvent leur place nulle part ailleurs que dans ma tête. Je ne vois pas Jean-Pierre Koffe avant un bout de temps, et je n'ai pas vraiment d'autre interlocuteur neutre et bienveillant sous le coude, qui me connaisse assez pour m'écouter longtemps, et qui soit assez délicat pour ne pas juger. Quelqu'un qui pourrait juste m'aider à manier le gouvernail de ma vie.
Je vois une copine demain, en fait c'est une collègue d'allemand stagiaire au lycée avec qui le courant passait bien; j'ai dit que je passais la voir car elle va accoucher et que ça me fait plaisir de parler de tout ça (la meternité) parce que ça fait un bout de temps que je ne l'ai pas fait. Avec elle, on ést les plus jeunes. Mais on n'avait pas le temps de discuter vraiment à part à la cantine, les jours où en plus je suis à la bourre.
Il faut bien le dire, quand tu bosses beaucoup toute la semaine sans papoter et que le week-end tu te détends en famille, il reste peu de place pour nouer des amitiés, et entretenir celles qui existent.
Il y a bien les mails et IG mais bon, les vraies relations se nourrissent de vrais contacts, donc ça compte moins.
En fait, je suis une fille qui a énormément besoin de vrais contacts. Je déteste téléphoner alors ça rend la chose un peu plus ardue. J'aime envoyer des mails, mais ça prend un peu de temps si on soigne son écriture. J'aime tomber par hasard dans la rue sur des gens que je connais et discuter. J'aime échanger un peu avec mes compagnes du cours de yoga, deux-trois phrases, et souhaiter à tout le monde un bon week-end (demain matin je ne sais pas si j'aurai le courage d'y aller, je suis un peu molle en ce moment, et comme j'en ai pour deux jours de courbatures...). J'aime quand il y a des moments un peu spéciaux au boulot, du genre quand tu restes entre la fin de tes cours et le premier conseil de classe, en décembre, qu'il fait froid dehors et que le temps est suspendu, qu'il y a quelques collègues en salle des profs qui comme toi ne gagnent rien à faire l'aller-retour chez eux, et que tu arrêtes de corriger tes copies pour aller te servir un chocolat chaud à la machine et qu'à cet instant tu n'as pas du tout le même genre de conversations que d'habitude. C'est souvent plus intime, et plus drôle.
Quand j'étais au collège j'ai eu une période où je déboulais chez mes copines sans prévenir, je prenais le bus (40mn), je marchais sans but, je passais chez l'une ou l'autre, et je reprenais le bus (re 40mn). Au lycée, j'ai arpenté les rues de Strasbourg avec toutes sortes de gens, sans but non plus. Dans le bus, je me demandais comment se passerait mon après-midi, et à la fin je rapportais avec moi des morceaux de conversations qui résonnaient longtemps dans ma tête (et surtout, beaucoup de questions sans réponse).

J'aime quand je lis des histoires à mes enfants, qu'on plonge ensemble dans les dessins et que ça me remémore des histoires que j'avais quand j'étais petite, ou celles que j'ai imaginées et qui y ressemblent. A un moment donné, tu ne sais plus si certaines images sont des reminiscences du passé ou des images vues ailleurs et qui correspondaient si bien à ton imaginaire personnel que ç'en est troublant et que tu te dis que si, tu as déjà vu ça quelque part, dans un livre d'images, dans un album photo, dans des souvenirs racontés par quelqu'un que tu connais...

Aujourd'hui c'était férié et j'ai mis mon esprit pratique de côté...(et écrit une fois de plus quelque chose d'un peu décousu...et sans but, non plus)
On a passé beaucoup de temps dans le jardin.