(Je rajouterai une photo demain)

Je suis en train d'imprimer un article sur le féminisme aux USA pour mon cours de terminale de demain. C'est une option pour laquelle je bosse comme une malade, il n'y a pas de bouquin, rien. Juste des notions dans lesquelles piocher des thèmes de notre choix. Liberté totale. Vraiment intéressant. Comme j'aimerais n'avoir que ce cours-là, alors qu'il y a "tous les autres" à préparer. Et ça prend tellement de temps...

Je regarde l'année tirer à sa fin, et me dis que j'ai bien utilisé -grillé?- mes neurones depuis septembre. Dans la balance, plaisir et souffrance s'équilibrent. Plaisir de me plonger dans des thèmes inconnus, nouveaux, de choisir des documents intéressants etc...souffrance d'y passer des heures, de ne parfois pas intéresser mes élèves, de me dire que je ferai complètement autrement l'an prochain...Sisyphe.

Je pense de temps à autre à ce que j'aimerais pouvoir écrire ici, et pffuiit, les secondes s'envolent, je fais autre chose...
Dans la voiture, j'écoute France Info et Fun Radio, les deux extrêmes, en alternance. Parfois aussi France Inter, mais à mes heures de conduite je ne tombe pas sur grand-chose de super profond.
Ah si l'autre jour j'ai écouté Augustin Trapenard et j'ai bien aimé son émission. J'avais lu quelque part qu'il avait fait des études d'anglais et qu'il était incollable sur Emily Brontë, donc il a marqué un point, déjà, avant même que je ne l'entende. (après vérif, il est agrégé d'anglais et normalien)

Tout est décousu en ce moment. Mes pensées s'éffilochent, j'ai passé 3 jours dans la nouvelle maison de mes parents et je me suis crue en vacances (je vous en reparlerai). Mais non il a fallu reprendre et corriger 4h d'affilée hier soir pour rendre mes copies aujourd'hui...

Il reste la douleur de la perte de ma grand-mère qui se réveille parfois, les courbatures de chagrin que j'ai eues (je ne savais même pas que ça existait, mais si, avoir la tête comme une enclume, c'était bien à cause de ça). Je me suis surprise moi-même à tant pleurer, je ne pouvais pas m'arrêter. J'avais pris le livre de Christian Bobin dans mon sac et un petit carnet, et j'avais déjà pleuré des seaux dans le train avant d'arriver à Strasbourg. Nous n'étions pas proches mais je la trouvais touchante avec mes enfants.

Je ne suis pas croyante, mais j'aime les moments où l'on est ensemble, chante quelques mélodies... Peut-être qu'être touchée par les paroles universelles des textes sacrés est suffisant pour sentir son âme s'élever et y trouver une certaine beauté, sinon de l'apaisement.

Etre ensemble dans cette circonstance m'a fait réaliser qu'il faut qu'il y ait bien plus d'occasions de réunion heureuses. Alors oui c'est êut-être un peu un truc de vieux, les réunions de famille, mais peut-être qu'en se voyant une après-midi seulement, à quelques'uns, ça serait tout simplement du plaisir tranquille pour tous les gens présents. J'ai envie de me rapprocher de gens, de mes cousins, parce qu'il ne faut pas que la perte d'un pilier fasse s'effondrer l'édifice. Je ne considère pas la famille comme "sacrée", mais ce sont des liens précieux.

Je vais préparer mes questions pour demain. (pour mes cours. pas celles que je me pose d'habitude, car elles viennent d'elles-mêmes)